11 Septembre : 40 ans après

    Le Drapeau Rouge des "Absents" hissé à PARIS

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    L’intervention de l’Association

    Discours AEXPPCH-Francie Paris, 11 septembre 2013

    Nous remercions les amis, les compatriotes et les camarades qui nous accompagnent pour cette date si emblématique et significative. Pourquoi la plupart d’entre vous, qui aviez plus de quinze ans en 1973, vous souvenez vous exactement de ce que vous faisiez au moment d’apprendre la nouvelle du coup d’État au Chili et de la mort du Président Salvador Allende ? Pourquoi une bonne partie d’entre vous a regretté sa disparition ? Pourquoi l’opinion publique française a-t-elle montré une telle réceptivité au drame chilien ? Qu’est-ce que le gouvernement de ce lointain pays avait de si particulier pour susciter un tel intérêt parmi la population française ?

    Cet énorme élan de solidarité avec le Chili n’était pas dû au hasard. Il était le produit de l’immense espérance soulevée par l’expérience politique que nous venions de vivre. Il marquait l’énorme respect envers un peuple qui luttait et la grande admiration face au courage d’un Président capable de mourir dans l’accomplissement de son devoir. Se battant dans la clandestinité ou prenant le chemin de l’exil, la plupart d’entre nous n’avait à l’époque pas plus de 30 ans et nous étions des milliers. Aujourd’hui, les jeunes qui luttent au Chili sont bien plus jeunes et ils sont encore plus nombreux. Ce sont eux qui ouvrent aujourd’hui les grandes avenues annoncées par le Président Allende quelques minutes avant de mourir sous les bombes des putschistes.

    Quatre décennies après ce sinistre jour de septembre 73, reconstruire la vraie démocratie dans notre pays reste notre devoir prioritaire. Recomposer une nation libre, égalitaire et fraternelle constitue notre droit le plus légitime.

    Comment entreprendre une telle tâche avec une dictature qui se perpétue dans la constitution pinochetiste de 1980 ? Constitution rafistolée et rapiécée mais jamais abrogée par les différents gouvernements qui se sont succédé à la Moneda. Tyrannie qui joue les prolongations avec une économie de marché qui continue d’engraisser une poignée de riches et à étouffer une immense majorité de nos concitoyens. Gouvernement militaire illégitime, terminé semble-t-il depuis longtemps, mais qui éternise une éducation privatisée, classiste et inégalitaire. Des jeunes d’aujourd’hui, qui n’ont jamais connu Allende et à qui on a occulté la vraie nature démocratique de nos rêves et de nos luttes, se battent chaque jour pour récupérer tout ce qui nous a été volé, ce qui leur a été volé, à commencer par un cadre démocratique que l’actuelle constitution refuse et empêche. C’est pourquoi l’ASSEMBLEE CONSTITUANTE reste la tâche prioritaire, tâche qui, avec l’abrogation des lois anti-terroristes et du système électoral binominal demeurent les urgences auxquelles tout gouvernement se voulant « progressiste » devra s’atteler absolument.

    Pour toutes ces raisons, ce quarantième anniversaire du Coup d’État et de la mort du Président Allende ainsi que celle de tous nos camarades assassinés, n’est pas juste une cérémonie pour l’Histoire, mais un brûlant argumentaire pour les combats présents et futurs.

    • Soutenons la lutte des jeunes Chiliens pour une éducation gratuite et de qualité ! • Défendons l’environnement en danger à côté des communautés mapuche et de tous les Chiliens spoliés et dépossédés de leurs ressources naturelles ! • Vive le Peuple chilien, qui 40 ans après, continue à se battre pour une vie digne et juste !

    Conseil d’Administration de l’Association d’Ex Prisonniers Politiques Chiliens – France

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